Ce rêve récurrent

Je me souviens avoir fait ce rêve auparavant, il n’y a pas si longtemps.

Je me rappelle parfaitement avoir déjà visité ces paysages lors de mes pérégrinations oniriques

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avoir déjà vu ces bolides aussi

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ces couchers de soleil magiques

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Je me souviens surtout de ces mêmes personnages réunis autour de la même table pour des festins gargantuesques

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et bien arrosés

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(ça ressemble à du lait… mais ce n’est pas du lait ! hein ?!? j’vous l’avais déjà faite ???)

Ce rêve récurrent, sauf que… la dernière fois,

elle…

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… n’y était pas !

 

 

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Tebi Karabagh

On s’entendait plutôt bien avec Diana et même si le projet initial consistait à m’établir ici en Arménie et à m’impliquer dans à une mission de bénévolat, j’avais vite fait de mettre ce projet entre parenthèses pour me consacrer uniquement à poser et consolider les fondations de notre couple !

J’avais donc trouvé une petite location meublée à la périphérie d’Erevan

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et passais l’essentiel de mon temps à attendre le prochain rendez-vous avec Mademoiselle ! Autrement dit, j’étais dans mon élément, faisant ce à quoi j’excelle depuis quelques années maintenant : je glandouillais !

Mais bon, ça c’était avant… puisque mon hypothétique moitié n’a plus donné signe de vie depuis plusieurs jours maintenant, va bien falloir que je m’y résigne : je crois que je viens de prendre le plus beau rateau de ma vie.

rateau

Bon, c’est décidé, je vais prendre l’air…

Allo Armen ?! je passe te rendre visite à Chouchi demain…

C’est parti pour un pèlerinage au Karabagh,

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cette enclave arménienne en Azerbaidjan, qui a unilatéralement proclamé son indépendance en 1991, entrainant un conflit armé avec Bakou jusqu’en 1994, date de l’accord d’un cessez le feu entre les 2 ethnies mais encore régulièrement mis à mal jusqu’à aujourd’hui.

Réveil de bonne heure le lendemain matin pour prendre un van pour Stepanakert, la capitale du Karabagh.

C’est parti pour 6 heures de trajet… ça faisait longtemps.

A mesure que l’on roule, l’état de la route et les conditions météo se dégradent jusqu’à nous retrouver en côte dans une file de voitures bloquées par la neige ;  mais qu’importe, notre chauffeur est un pilote et les lois de la physique ne s’appliquent pas à son véhicule qui a, sans doute, été construit bien avant qu’on théorise ces lois !!! Monsieur décide de dépasser la file en empiétant sur la partie de la voie destinée aux véhicules venant en sens inverse.

Arrivés au niveau d’un virage très incliné, je remarque 2 voitures qui ont quitté la chaussée et sont bloquées sur le bas-côté… le virage semble difficile à négocier vu l’état d’enneigement de la route, mais pas de doute, notre Fangio local va doubler les dernières voitures à l’arrêt et passer l’obstacle en un clin d’oeil… et, et, et… ce qui devait arriver, arriva : le van peine à franchir le virage et se met à glisser inexorablement vers les 2 véhicules déjà accidentés jusqu’à venir les heurter.

Bien vu Dugland !

Ce n’est que 2 heures plus tard que les services de secours viendront finalement libérer le van et nous remettre en piste !

Passés la frontière,

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nous empruntons le Couloir de Latchin ; la météo est devenue un peu plus clémente et de magnifiques paysages s’offrent maintenant à mes yeux. Les reliefs sont absolument somptueux et encore mieux mis en valeur par les couleurs d’automne. Je ne suis pas arrivé que je ne regrette déjà pas ce périple.

Enfin parvenu à destination, je suis surpris de voir que Stepanakert ressemble à n’importe quelle autre ville du monde, loin de porter les stigmates d’un pays en guerre.

Le lendemain, en compagnie d’Armen, mon hôte, nous commençons la visite des ruines de la forteresse de Chouchi

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avant celle de son centre

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et nous consacrons l’après midi à la visite de Stépanakert

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Mais au delà des paysages, l’autre souvenir qui restera longtemps vivace dans mon esprit, c’est celui des rencontres que j’ai faites : Gorun, Edig, ces gens du cru que j’ai appréciés pour leur hospitalité et leur simplicité et qui ont donné encore une autre envergure à ce voyage. Merci à tous les deux.

Etant, à l’origine, parti pour une visite  de 4 jours du Karabagh, je décide finalement d’écourter mon voyage et de rentrer prématurément à Erevan, mal préparé contre le froid régnant dans la région en cette saison.

Allo ?! Allo ??? Diana ? Ah c’est toi ? Oui, oui, ça va ! Oui, bien sur, on peut se voir demain !

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Tebi Hayastan

Germain vient, lui aussi, d’arriver,

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nous nous rendons immédiatement au comptoir d’Aeroflot pour l’enregistrement.

Cela fait pourtant plusieurs jours que j’ai un sentiment très mitigé concernant cette prochaine destination ; les témoignages, qui se sont récemment accumulés, sont quasi unanimes : l’Arménien est malpoli et n’est intéressé que par le portefeuille du touriste, particulièrement celui de la diaspora !!!

Cela me rappelle le film de Guédiguian, “Le voyage en Arménie” dont je n’avais retenu que 2 clichés : celui du mafieux et celui de la femme vénale !

C’est donc avec un avant-goût amer que j’aborde ce voyage différent de tous les autres puisque cette visite sera la première sur le sol de mes lointains ascendants. Sentiment qui “se matérialise” au décollage lorsque Germain, assis 2 rangs devant moi, se retourne et me fait signe que son voisin vient de vomir.
Je le console en lui disant que ça le changera du connard de devant : celui qui incline systématiquement son siège au maximum et qui pourrit ton vol !
Aujourd’hui, pour moi, ce sera une connasse ! Au point que j’en refuse mon plateau repas ! Maintenant c’est sur, l’aventure a bien commencé !

Après une journée interminable, nous arrivons finalement, épuisés, à destination et avons hâte de retrouver le chauffeur qui nous attend à la sortie.

Chauffeur ? chauffeuroutai ?! (private joke)

Notre chauffeur arrivera avec 1h30 de retard, nous laissant le loisir de dépenser nos dernières forces à repousser les assauts répétés du chauffeur de taxi local, cette espèce invasive, aujourd’hui présente sur tous les continents de la planète et presqu’aussi nuisible que le moustique tigre ou le frelon asiatique !

A bout de force, nous arrivons chez Nelli, notre hôte pour les 2 prochains jours.
A peine les valises posées, Nelli entame l’interrogatoire :

– T’as quel âge ? t’es marié ? pourquoi non ? t’as un boulot ? Diana te conviendra très bien…

Chérie, demande à Diana de passer ce soir !

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– euhhh ??!!??

– Mange ! Je t’en remets ?

– Non merci, Madame…

– Tiens, c’est bon pour le transit !

(??? Pourtant il m’avait semblé que je lui avais dit non merci ?!)

Si je me suis enfui de chez maman… c’était quand même pas pour prendre perpet. en appel !!!

Harassés, le rideau tombe à la fin de cette journée qui semble avoir duré une éternité.

Le lendemain, bien reposés, nous entamons les hostilités avec la visite de la Cathédrale d’Etchmiadzin,

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premier lieu saint du culte arménien, suivi de la visite du monastère de Geghart,

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réputé pour être bâti dans la roche.
Les jours se suivent et les visites s’enchainent…

au Lac Sévan :

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à Khorvirab,

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où Grégoire l’Illuminateur, le fondateur du Christiannisme en Arménie, aurait été enfermé pendant 13 ans.

à Dzidzernagapert,

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où brûle la flamme à la mémoire des victimes du génocide ou encore à Datev

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célèbre pour héberger le plus grand téléphérique du monde !

En résumé, j’ai visité des églises pendant 1 semaine, quoi !

Peu à peu, les appréhensions du départ s’estompent puis disparaissent : les gens qui nous entourent sont d’une gentillesse et d’une générosité sans bornes et complètement désintéressés. Nous finissons par prendre confiance et une relation sincère s’installe avec ceux qui partagent notre quotidien.

Certes, la communication reste difficile, l’arménien qu’ils parlent, oriental, m’est inaudible et très souvent, il m’arrive de regarder Germain dans les yeux et lui dire que je n’ai aucune idée de ce qu’ils me racontent. Et lui éclate de rire ! Ça en devient vraiment frustrant lorsqu’on aborde des sujets dont on sent pourtant que l’intérêt est communément partagé.
Nous sommes conscients du fossé culturel qui nous sépare, les stigmates du régime communiste sont encore omniprésents, que ce soit dans l’architecture ou dans les esprits de ce “jeune” pays indépendant depuis seulement 2 décennies ans et pourtant riche d’une culture plusieurs fois millénaire.

Je me sens plutôt pas mal ici, pourquoi ne pas vivre dans ce pays pour un temps ?! Les idées se bousculent dans ma tête, bien qu’encore floues. Je suis en contact avec une structure qui encadre les bénévoles ; je l’ai contactée avec l’idée qu’elle me permettrait d’intégrer rapidement le tissu social local ainsi que de tisser un réseau de relations qui me sera surement utile ultérieurement.

On va voir comment les choses évoluent, pour l’instant, tout me porte à croire que je peux les envisager de façon positive.

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Gringo ?! t’es où ???

Oui, oui… je sais, ça fait un bout de temps que j’ai laissé ce blog en friche… Le mot est d’ailleurs bien choisi car installé depuis  peu dans le trou du q de la galaxie un petit village de la province mexicaine du Oaxaca, j’avais réussi (après avoir absorbé en leur compagnie l’équivalent de quelques tonneaux de Mezcal) à convaincre l’équipe municipale de me prêter un bout de terrain et de financer mon projet de jardin potager urbain.

C’est donc aidé de connaissances, qui avaient participé à des degrés divers à la mise en place du projet, que j’avais commencé à préparer le terrain

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Des semaines de travail et d’effort qui ont finalement abouti à :

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mais ça, je ne l’ai jamais vu !

Cela faisait longtemps que j’avais quitté mon projet… quelques divergences au sein du groupe mais surtout le fait que je ne parlais pas español… Je sentais depuis le début que le projet me filait entre les doigts, j’ai donc préféré partir !

Libéré de toute contrainte depuis peu, voilà qu’une sévère blessure à l’aine contractée en salle de sport me forçait à rentrer en France.

Cultivant cette image de moi ne faisant rien comme les autres, c’est en alternant des phases de jeûne thérapeutique avec d’autres, d’alimentation, que je décidais de me soigner !

Alors… pour les curieux qui se demandent comment le fait de jeûner permet la guérison, voici la réponse :

L’énergie du corps humain est essentiellement utilisée par les processus cognitifs et digestifs; lorsqu’on supprime la digestion, l’énergie disponible est alors consacrée à la réparation des tissus abîmés !

Et ça marche !

(Voici, pour info, l’article qui m’a inspiré ce traitement)

Du coup, si j’ai pris la peine de rouvrir cette page, vous vous doutez bien que c’est surement parce qu’il y a du nouveau dans les tuyaux :

billet

et voilà, direction la terre de mes ancêtres la semaine prochaine !

Et cette fois, le voyage se fera en compagnie de Germain, un copain que j’avais croisé pour la première fois alors que je me promenais en Thaïlande.

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Je m’encroute

Difficile de rédiger de nouveaux articles lorsqu’il ne se passe rien !

Voilà un peu plus d’un mois que je suis arrivé au Mexique et la routine s’y est déjà installée ! Salle de sport, courses, cuisine (enfin, la bouffe, quoi !), vaisselle à n’en plus finir… mon quotidien se résume presque à ces quelques mots !

Alors petite news qui risque de contrarier ceux qui pensaient, à terme, me rendre visite : je me suis embrouillé avec la femme du chamane donc pour les cérémonies d’ayahuasca à venir… c’est compromis ! Dommage, c’est, pourtant, bien pour cette raison que j’avais décidé de m’établir ici dans le trou du cul du monde !

Malgré la déception, j’ai quand même quelques raisons de me réjouir, notamment parce que je partage ma maison avec certains colocataires hors du commun : à ceux auxquels je n’aurais pas encore fait les présentations :

voici Tamar la veuve noire, la gardienne du temple (du trône, quoi !) ; avec elle, la relation est compliquée ! A vrai dire, on préfère s’éviter l’un l’autre (tant mieux car c’est pas toujours évident d’aborder l’étape toilettes avec ça à moins d’un mètre de soi !).

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Lui, c’est Léon, le scorpion… Là aussi, le courant est mal passé, donc j’ai préféré le foutre dehors !

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Et Marie Galante, la mante ; elle passe l’essentiel de son temps dans le jardin…

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J’en aurais bien d’autres  à vous présenter mais la liste n’en finirait plus !

C’est vrai qu’avec autant de monde dans la maison, maintenant, je commence à faire attention où je mets les pieds.

Il m’arrive aussi fréquemment d’accueillir des visiteurs célestes

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Voilà une petite série photo que je me devais d’intégrer au blog ;ceci étant fait, place à la bonne nouvelle :

j’ai rencontré le comisario (le maire, proviseur des écoles, curé, chef de la police, etc… autrement dit, le grand manitou du village) pour lui proposer un projet communautaire que je souhaite mettre en place ici car je considère que les conditions y sont réunies.

Le concept, connu sous le nom d’Incrédible Edibles (Incroyables Comestibles en France) est né il y a quelques années dans le nord de l’Angleterre et a, depuis, fait son bout de chemin.

Il s’agit de proposer aux habitants du village de disposer devant chez eux un bac de terre dans lequel il cultiveront ce qui leur fait plaisir et de le mettre gratuitement à disposition de qui veut.

L’objectif de ce projet est de relocaliser la production d’une nourriture saine et de qualité et de favoriser les interactions entre habitants du village.

L’idée peut sembler modeste mais si elle prend de l’ampleur, elle peut, alors, engendrer une vraie dynamique économique comme cela est le cas à Todmorden, la ville dans laquelle est né le concept.

Le projet a été favorablement accueilli par l’équipe municipale et j’ai rendez-vous demain lundi pour discuter des aspects techniques, pratiques, etc…

Une idée ambitieuse qui, si elle se matérialise, aura pour mérite de redéfinir notre relation à la nourriture… Bon, je parle pas un mot d’espagnol et j’ai jamais mis les pieds dans un potager mais j’ai vraiment le sentiment que ce projet peut aboutir alors on croise les doigts et on y croit !

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J’pose mes valises !!!

Depuis ma dernière cérémonie d’Ayahuasca, c’est vrai qu’il ne s’est pas passé grand chose… et pourtant !!!

Je suis ici depuis 3 semaines et je trouve l’endroit paisible…

Bon ok, on est en montagne et pour parcourir les derniers mètres qui séparent la maison de la route principale, il faut passer un brevet d’alpinisme; les moustiques te pourrissent jusque sous la douche et le climat est tropical (en gros, tu transpires au moindre effort car ici, il est midi toute la journée et le soir, la pluie se charge de terminer le boulot ! ).

N’empêche que, c’est pas mal, ici. :

– question prix, par exemple : moins d’1€ les 3 kg de mangues ; à peine plus de 2€ le plateau de 40 oeufs ; même pas 12€ par mois pour la salle de sport et la location d’une maison avec jardin pour moins de 200€ par mois ! Allez Conforama, toi et ton slogan à la con, carton rouge !

– et puisque je viens d’être admis au sein de la fine équipe… les séances d’ayahuasca, sont désormais, gratuites. Enfin, gratuit… c’est vite dit, tout a toujours un prix !!!

Je le rappelle, une cérémonie d’ayahuasca requiert un régime strict au moins la semaine la précédant : pas de viande,  pas sucreries, pas de friture, pas d’alcool !!! Dommage pour moi, dimanche dernier, j’ai participé à une cueillette de champignons organisée par la communauté indigène qui possède la région ! Bon, les champignons, perso… j’en ai pas grand chose à f*****, mais j’ai pensé qu’il serait bien de rencontrer et faire connaissance avec les natifs de ce pays… et je suis ravi de l’avoir fait… ce sont des gens absolument charmants.

L’évènement s’est terminé avec un grand festin en plein air, barbeuq et bière à volonté et à l’oeil !!!

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Dommage pour moi : diète oblige, j’en ai pas vu la couleur !

J’ai mangé une tortilla sans grand chose dessus ! C’est un petit peu comme si tu étais invité à une garden-party et que tu te contentais 3 tranches de pain ! Question public-relations, c’est pas terrible, mais j’ai promis de me rattraper la prochaine fois !

Je disais donc qu’en échange d’une cérémonie d’ayahuasca, je proposerai au chamane un petit coup de main pour préparer le potager, par exemple !

D’ailleurs, hier, un ingénieur agronome nous a donnés une conférence passionnante sur l’agro-jesaispasquoi ! Et tout ça m’incite à en apprendre davantage sur la façon de produire ses propres légumes dans le respect de l’environnement ! Surtout lorsqu’on te dit qu’un seul plant produit 20 à 40kg de tomates par an !

Dernière nouvelle : je loue, pour tout le mois de juillet, une maison un petit peu à l’écart :

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Bon, allez, aujourd’hui, en guise de petit déj. : mangue, yaourt, un peu de miel, quelques glaçons… le tout passé au mixer !  dégusté derrière la baie vitrée…

 

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Ayahuasquéric L’enseignement

Avant la lecture de ce billet, je vous recommande de lire ou relire l’article précédent que vous retrouverez ici.

Je viens de participer à ma troisième séance d’ayahuasca et je suis, tout  simplement, bluffé par la manière dont l’esprit de la plante  m’enseigne !!!

Cette cérémonie reprend certains des fondements posés lors de la précédente à savoir, d’une  part, le constat j’avais encore des difficultés à lâcher prise et d’autre part, la mise en pratique du principe de rester centré.

La séance de ce jour a donc commencé, comme je m’en doutais, par une invitation à lâcher prise… avec le même scenario que la session de l’avant veille mais cette fois-ci, j’étais bien décidé à avancer dans mon apprentissage ; j’ai donc laissé les choses se faire sans lutter contre moi-même : mission accomplie ! Nous sommes donc vite passés à la 2e étape du programme du jour à savoir rester centré.

L’esprit de l’ayahuasca a pris le contrôle de mon corps et chaque fois que je perdais ma concentration ou ma posture, mon visage se mettait à grimacer jusqu’à ce que je retrouve mon centrage… Pas d’inquiétude, ça ne fait pas mal, ce n’est pas désagréable et c’est très efficace !

Après des débuts quelques peu agités, je suis vite parvenu à me centrer, ce que je n’avais jamais fait avec autant de réussite auparavant… j’étais, moi-même, étonné de la « facilité » avec laquelle j’accomplissais l’exercice !

Après un certain temps, je me suis rendu compte que mon mental était complètement apaisé, j’étais dans une quiétude totale, bien ancré dans le présent ! J’étais en train d’expérimenter la paix intérieure.

J’ai donc fait ça toute la nuit… et rien d’autre… jusqu’à ce que la fatigue l’emporte. Malgré cela et même après la fin de la cérémonie, l’esprit de l’ayahuasca a continué, pendant un temps, à me tordre le visage et tout est, finalement, rentré dans l’ordre.

Voilà donc, en quelques lignes, le résumé de cette riche nuit d’apprentissage et je vous livre, si vous ne l’avez pas vu, son enseignement :

Lâcher prise et rester centré en permanence afin de conserver la paix intérieure !

J’ai bien conscience que pour certains d’entre vous, ce message n’aura que peu de sens voire qu’il flirtera avec l’illumination ; je ne doute pas que pour d’autres, il s’agisse d’une vérité fondamentale ! Chacun sa route, chacun son rythme !

Besos !

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