Ce rêve récurrent

Je me souviens avoir fait ce rêve auparavant, il n’y a pas si longtemps.

Je me rappelle parfaitement avoir déjà visité ces paysages lors de mes pérégrinations oniriques

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avoir déjà vu ces bolides aussi

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ces couchers de soleil magiques

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Je me souviens surtout de ces mêmes personnages réunis autour de la même table pour des festins gargantuesques

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et bien arrosés

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(ça ressemble à du lait… mais ce n’est pas du lait ! hein ?!? j’vous l’avais déjà faite ???)

Ce rêve récurrent, sauf que… la dernière fois,

elle…

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… n’y était pas !

 

 

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Tebi Karabagh

On s’entendait plutôt bien avec Diana et même si le projet initial consistait à m’établir ici en Arménie et à m’impliquer dans à une mission de bénévolat, j’avais vite fait de mettre ce projet entre parenthèses pour me consacrer uniquement à poser et consolider les fondations de notre couple !

J’avais donc trouvé une petite location meublée à la périphérie d’Erevan

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et passais l’essentiel de mon temps à attendre le prochain rendez-vous avec Mademoiselle ! Autrement dit, j’étais dans mon élément, faisant ce à quoi j’excelle depuis quelques années maintenant : je glandouillais !

Mais bon, ça c’était avant… puisque mon hypothétique moitié n’a plus donné signe de vie depuis plusieurs jours maintenant, va bien falloir que je m’y résigne : je crois que je viens de prendre le plus beau rateau de ma vie.

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Bon, c’est décidé, je vais prendre l’air…

Allo Armen ?! je passe te rendre visite à Chouchi demain…

C’est parti pour un pèlerinage au Karabagh,

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cette enclave arménienne en Azerbaidjan, qui a unilatéralement proclamé son indépendance en 1991, entrainant un conflit armé avec Bakou jusqu’en 1994, date de l’accord d’un cessez le feu entre les 2 ethnies mais encore régulièrement mis à mal jusqu’à aujourd’hui.

Réveil de bonne heure le lendemain matin pour prendre un van pour Stepanakert, la capitale du Karabagh.

C’est parti pour 6 heures de trajet… ça faisait longtemps.

A mesure que l’on roule, l’état de la route et les conditions météo se dégradent jusqu’à nous retrouver en côte dans une file de voitures bloquées par la neige ;  mais qu’importe, notre chauffeur est un pilote et les lois de la physique ne s’appliquent pas à son véhicule qui a, sans doute, été construit bien avant qu’on théorise ces lois !!! Monsieur décide de dépasser la file en empiétant sur la partie de la voie destinée aux véhicules venant en sens inverse.

Arrivés au niveau d’un virage très incliné, je remarque 2 voitures qui ont quitté la chaussée et sont bloquées sur le bas-côté… le virage semble difficile à négocier vu l’état d’enneigement de la route, mais pas de doute, notre Fangio local va doubler les dernières voitures à l’arrêt et passer l’obstacle en un clin d’oeil… et, et, et… ce qui devait arriver, arriva : le van peine à franchir le virage et se met à glisser inexorablement vers les 2 véhicules déjà accidentés jusqu’à venir les heurter.

Bien vu Dugland !

Ce n’est que 2 heures plus tard que les services de secours viendront finalement libérer le van et nous remettre en piste !

Passés la frontière,

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nous empruntons le Couloir de Latchin ; la météo est devenue un peu plus clémente et de magnifiques paysages s’offrent maintenant à mes yeux. Les reliefs sont absolument somptueux et encore mieux mis en valeur par les couleurs d’automne. Je ne suis pas arrivé que je ne regrette déjà pas ce périple.

Enfin parvenu à destination, je suis surpris de voir que Stepanakert ressemble à n’importe quelle autre ville du monde, loin de porter les stigmates d’un pays en guerre.

Le lendemain, en compagnie d’Armen, mon hôte, nous commençons la visite des ruines de la forteresse de Chouchi

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avant celle de son centre

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et nous consacrons l’après midi à la visite de Stépanakert

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Mais au delà des paysages, l’autre souvenir qui restera longtemps vivace dans mon esprit, c’est celui des rencontres que j’ai faites : Gorun, Edig, ces gens du cru que j’ai appréciés pour leur hospitalité et leur simplicité et qui ont donné encore une autre envergure à ce voyage. Merci à tous les deux.

Etant, à l’origine, parti pour une visite  de 4 jours du Karabagh, je décide finalement d’écourter mon voyage et de rentrer prématurément à Erevan, mal préparé contre le froid régnant dans la région en cette saison.

Allo ?! Allo ??? Diana ? Ah c’est toi ? Oui, oui, ça va ! Oui, bien sur, on peut se voir demain !

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Tebi Hayastan

Germain vient, lui aussi, d’arriver,

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nous nous rendons immédiatement au comptoir d’Aeroflot pour l’enregistrement.

Cela fait pourtant plusieurs jours que j’ai un sentiment très mitigé concernant cette prochaine destination ; les témoignages, qui se sont récemment accumulés, sont quasi unanimes : l’Arménien est malpoli et n’est intéressé que par le portefeuille du touriste, particulièrement celui de la diaspora !!!

Cela me rappelle le film de Guédiguian, “Le voyage en Arménie” dont je n’avais retenu que 2 clichés : celui du mafieux et celui de la femme vénale !

C’est donc avec un avant-goût amer que j’aborde ce voyage différent de tous les autres puisque cette visite sera la première sur le sol de mes lointains ascendants. Sentiment qui “se matérialise” au décollage lorsque Germain, assis 2 rangs devant moi, se retourne et me fait signe que son voisin vient de vomir.
Je le console en lui disant que ça le changera du connard de devant : celui qui incline systématiquement son siège au maximum et qui pourrit ton vol !
Aujourd’hui, pour moi, ce sera une connasse ! Au point que j’en refuse mon plateau repas ! Maintenant c’est sur, l’aventure a bien commencé !

Après une journée interminable, nous arrivons finalement, épuisés, à destination et avons hâte de retrouver le chauffeur qui nous attend à la sortie.

Chauffeur ? chauffeuroutai ?! (private joke)

Notre chauffeur arrivera avec 1h30 de retard, nous laissant le loisir de dépenser nos dernières forces à repousser les assauts répétés du chauffeur de taxi local, cette espèce invasive, aujourd’hui présente sur tous les continents de la planète et presqu’aussi nuisible que le moustique tigre ou le frelon asiatique !

A bout de force, nous arrivons chez Nelli, notre hôte pour les 2 prochains jours.
A peine les valises posées, Nelli entame l’interrogatoire :

– T’as quel âge ? t’es marié ? pourquoi non ? t’as un boulot ? Diana te conviendra très bien…

Chérie, demande à Diana de passer ce soir !

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– euhhh ??!!??

– Mange ! Je t’en remets ?

– Non merci, Madame…

– Tiens, c’est bon pour le transit !

(??? Pourtant il m’avait semblé que je lui avais dit non merci ?!)

Si je me suis enfui de chez maman… c’était quand même pas pour prendre perpet. en appel !!!

Harassés, le rideau tombe à la fin de cette journée qui semble avoir duré une éternité.

Le lendemain, bien reposés, nous entamons les hostilités avec la visite de la Cathédrale d’Etchmiadzin,

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premier lieu saint du culte arménien, suivi de la visite du monastère de Geghart,

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réputé pour être bâti dans la roche.
Les jours se suivent et les visites s’enchainent…

au Lac Sévan :

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à Khorvirab,

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où Grégoire l’Illuminateur, le fondateur du Christiannisme en Arménie, aurait été enfermé pendant 13 ans.

à Dzidzernagapert,

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où brûle la flamme à la mémoire des victimes du génocide ou encore à Datev

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célèbre pour héberger le plus grand téléphérique du monde !

En résumé, j’ai visité des églises pendant 1 semaine, quoi !

Peu à peu, les appréhensions du départ s’estompent puis disparaissent : les gens qui nous entourent sont d’une gentillesse et d’une générosité sans bornes et complètement désintéressés. Nous finissons par prendre confiance et une relation sincère s’installe avec ceux qui partagent notre quotidien.

Certes, la communication reste difficile, l’arménien qu’ils parlent, oriental, m’est inaudible et très souvent, il m’arrive de regarder Germain dans les yeux et lui dire que je n’ai aucune idée de ce qu’ils me racontent. Et lui éclate de rire ! Ça en devient vraiment frustrant lorsqu’on aborde des sujets dont on sent pourtant que l’intérêt est communément partagé.
Nous sommes conscients du fossé culturel qui nous sépare, les stigmates du régime communiste sont encore omniprésents, que ce soit dans l’architecture ou dans les esprits de ce “jeune” pays indépendant depuis seulement 2 décennies ans et pourtant riche d’une culture plusieurs fois millénaire.

Je me sens plutôt pas mal ici, pourquoi ne pas vivre dans ce pays pour un temps ?! Les idées se bousculent dans ma tête, bien qu’encore floues. Je suis en contact avec une structure qui encadre les bénévoles ; je l’ai contactée avec l’idée qu’elle me permettrait d’intégrer rapidement le tissu social local ainsi que de tisser un réseau de relations qui me sera surement utile ultérieurement.

On va voir comment les choses évoluent, pour l’instant, tout me porte à croire que je peux les envisager de façon positive.

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Gringo ?! t’es où ???

Oui, oui… je sais, ça fait un bout de temps que j’ai laissé ce blog en friche… Le mot est d’ailleurs bien choisi car installé depuis  peu dans le trou du q de la galaxie un petit village de la province mexicaine du Oaxaca, j’avais réussi (après avoir absorbé en leur compagnie l’équivalent de quelques tonneaux de Mezcal) à convaincre l’équipe municipale de me prêter un bout de terrain et de financer mon projet de jardin potager urbain.

C’est donc aidé de connaissances, qui avaient participé à des degrés divers à la mise en place du projet, que j’avais commencé à préparer le terrain

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Des semaines de travail et d’effort qui ont finalement abouti à :

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mais ça, je ne l’ai jamais vu !

Cela faisait longtemps que j’avais quitté mon projet… quelques divergences au sein du groupe mais surtout le fait que je ne parlais pas español… Je sentais depuis le début que le projet me filait entre les doigts, j’ai donc préféré partir !

Libéré de toute contrainte depuis peu, voilà qu’une sévère blessure à l’aine contractée en salle de sport me forçait à rentrer en France.

Cultivant cette image de moi ne faisant rien comme les autres, c’est en alternant des phases de jeûne thérapeutique avec d’autres, d’alimentation, que je décidais de me soigner !

Alors… pour les curieux qui se demandent comment le fait de jeûner permet la guérison, voici la réponse :

L’énergie du corps humain est essentiellement utilisée par les processus cognitifs et digestifs; lorsqu’on supprime la digestion, l’énergie disponible est alors consacrée à la réparation des tissus abîmés !

Et ça marche !

(Voici, pour info, l’article qui m’a inspiré ce traitement)

Du coup, si j’ai pris la peine de rouvrir cette page, vous vous doutez bien que c’est surement parce qu’il y a du nouveau dans les tuyaux :

billet

et voilà, direction la terre de mes ancêtres la semaine prochaine !

Et cette fois, le voyage se fera en compagnie de Germain, un copain que j’avais croisé pour la première fois alors que je me promenais en Thaïlande.

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Je m’encroute

Difficile de rédiger de nouveaux articles lorsqu’il ne se passe rien !

Voilà un peu plus d’un mois que je suis arrivé au Mexique et la routine s’y est déjà installée ! Salle de sport, courses, cuisine (enfin, la bouffe, quoi !), vaisselle à n’en plus finir… mon quotidien se résume presque à ces quelques mots !

Alors petite news qui risque de contrarier ceux qui pensaient, à terme, me rendre visite : je me suis embrouillé avec la femme du chamane donc pour les cérémonies d’ayahuasca à venir… c’est compromis ! Dommage, c’est, pourtant, bien pour cette raison que j’avais décidé de m’établir ici dans le trou du cul du monde !

Malgré la déception, j’ai quand même quelques raisons de me réjouir, notamment parce que je partage ma maison avec certains colocataires hors du commun : à ceux auxquels je n’aurais pas encore fait les présentations :

voici Tamar la veuve noire, la gardienne du temple (du trône, quoi !) ; avec elle, la relation est compliquée ! A vrai dire, on préfère s’éviter l’un l’autre (tant mieux car c’est pas toujours évident d’aborder l’étape toilettes avec ça à moins d’un mètre de soi !).

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Lui, c’est Léon, le scorpion… Là aussi, le courant est mal passé, donc j’ai préféré le foutre dehors !

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Et Marie Galante, la mante ; elle passe l’essentiel de son temps dans le jardin…

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J’en aurais bien d’autres  à vous présenter mais la liste n’en finirait plus !

C’est vrai qu’avec autant de monde dans la maison, maintenant, je commence à faire attention où je mets les pieds.

Il m’arrive aussi fréquemment d’accueillir des visiteurs célestes

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Voilà une petite série photo que je me devais d’intégrer au blog ;ceci étant fait, place à la bonne nouvelle :

j’ai rencontré le comisario (le maire, proviseur des écoles, curé, chef de la police, etc… autrement dit, le grand manitou du village) pour lui proposer un projet communautaire que je souhaite mettre en place ici car je considère que les conditions y sont réunies.

Le concept, connu sous le nom d’Incrédible Edibles (Incroyables Comestibles en France) est né il y a quelques années dans le nord de l’Angleterre et a, depuis, fait son bout de chemin.

Il s’agit de proposer aux habitants du village de disposer devant chez eux un bac de terre dans lequel il cultiveront ce qui leur fait plaisir et de le mettre gratuitement à disposition de qui veut.

L’objectif de ce projet est de relocaliser la production d’une nourriture saine et de qualité et de favoriser les interactions entre habitants du village.

L’idée peut sembler modeste mais si elle prend de l’ampleur, elle peut, alors, engendrer une vraie dynamique économique comme cela est le cas à Todmorden, la ville dans laquelle est né le concept.

Le projet a été favorablement accueilli par l’équipe municipale et j’ai rendez-vous demain lundi pour discuter des aspects techniques, pratiques, etc…

Une idée ambitieuse qui, si elle se matérialise, aura pour mérite de redéfinir notre relation à la nourriture… Bon, je parle pas un mot d’espagnol et j’ai jamais mis les pieds dans un potager mais j’ai vraiment le sentiment que ce projet peut aboutir alors on croise les doigts et on y croit !

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J’pose mes valises !!!

Depuis ma dernière cérémonie d’Ayahuasca, c’est vrai qu’il ne s’est pas passé grand chose… et pourtant !!!

Je suis ici depuis 3 semaines et je trouve l’endroit paisible…

Bon ok, on est en montagne et pour parcourir les derniers mètres qui séparent la maison de la route principale, il faut passer un brevet d’alpinisme; les moustiques te pourrissent jusque sous la douche et le climat est tropical (en gros, tu transpires au moindre effort car ici, il est midi toute la journée et le soir, la pluie se charge de terminer le boulot ! ).

N’empêche que, c’est pas mal, ici. :

– question prix, par exemple : moins d’1€ les 3 kg de mangues ; à peine plus de 2€ le plateau de 40 oeufs ; même pas 12€ par mois pour la salle de sport et la location d’une maison avec jardin pour moins de 200€ par mois ! Allez Conforama, toi et ton slogan à la con, carton rouge !

– et puisque je viens d’être admis au sein de la fine équipe… les séances d’ayahuasca, sont désormais, gratuites. Enfin, gratuit… c’est vite dit, tout a toujours un prix !!!

Je le rappelle, une cérémonie d’ayahuasca requiert un régime strict au moins la semaine la précédant : pas de viande,  pas sucreries, pas de friture, pas d’alcool !!! Dommage pour moi, dimanche dernier, j’ai participé à une cueillette de champignons organisée par la communauté indigène qui possède la région ! Bon, les champignons, perso… j’en ai pas grand chose à f*****, mais j’ai pensé qu’il serait bien de rencontrer et faire connaissance avec les natifs de ce pays… et je suis ravi de l’avoir fait… ce sont des gens absolument charmants.

L’évènement s’est terminé avec un grand festin en plein air, barbeuq et bière à volonté et à l’oeil !!!

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Dommage pour moi : diète oblige, j’en ai pas vu la couleur !

J’ai mangé une tortilla sans grand chose dessus ! C’est un petit peu comme si tu étais invité à une garden-party et que tu te contentais 3 tranches de pain ! Question public-relations, c’est pas terrible, mais j’ai promis de me rattraper la prochaine fois !

Je disais donc qu’en échange d’une cérémonie d’ayahuasca, je proposerai au chamane un petit coup de main pour préparer le potager, par exemple !

D’ailleurs, hier, un ingénieur agronome nous a donnés une conférence passionnante sur l’agro-jesaispasquoi ! Et tout ça m’incite à en apprendre davantage sur la façon de produire ses propres légumes dans le respect de l’environnement ! Surtout lorsqu’on te dit qu’un seul plant produit 20 à 40kg de tomates par an !

Dernière nouvelle : je loue, pour tout le mois de juillet, une maison un petit peu à l’écart :

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Bon, allez, aujourd’hui, en guise de petit déj. : mangue, yaourt, un peu de miel, quelques glaçons… le tout passé au mixer !  dégusté derrière la baie vitrée…

 

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Ayahuasquéric L’enseignement

Avant la lecture de ce billet, je vous recommande de lire ou relire l’article précédent que vous retrouverez ici.

Je viens de participer à ma troisième séance d’ayahuasca et je suis, tout  simplement, bluffé par la manière dont l’esprit de la plante  m’enseigne !!!

Cette cérémonie reprend certains des fondements posés lors de la précédente à savoir, d’une  part, le constat j’avais encore des difficultés à lâcher prise et d’autre part, la mise en pratique du principe de rester centré.

La séance de ce jour a donc commencé, comme je m’en doutais, par une invitation à lâcher prise… avec le même scenario que la session de l’avant veille mais cette fois-ci, j’étais bien décidé à avancer dans mon apprentissage ; j’ai donc laissé les choses se faire sans lutter contre moi-même : mission accomplie ! Nous sommes donc vite passés à la 2e étape du programme du jour à savoir rester centré.

L’esprit de l’ayahuasca a pris le contrôle de mon corps et chaque fois que je perdais ma concentration ou ma posture, mon visage se mettait à grimacer jusqu’à ce que je retrouve mon centrage… Pas d’inquiétude, ça ne fait pas mal, ce n’est pas désagréable et c’est très efficace !

Après des débuts quelques peu agités, je suis vite parvenu à me centrer, ce que je n’avais jamais fait avec autant de réussite auparavant… j’étais, moi-même, étonné de la « facilité » avec laquelle j’accomplissais l’exercice !

Après un certain temps, je me suis rendu compte que mon mental était complètement apaisé, j’étais dans une quiétude totale, bien ancré dans le présent ! J’étais en train d’expérimenter la paix intérieure.

J’ai donc fait ça toute la nuit… et rien d’autre… jusqu’à ce que la fatigue l’emporte. Malgré cela et même après la fin de la cérémonie, l’esprit de l’ayahuasca a continué, pendant un temps, à me tordre le visage et tout est, finalement, rentré dans l’ordre.

Voilà donc, en quelques lignes, le résumé de cette riche nuit d’apprentissage et je vous livre, si vous ne l’avez pas vu, son enseignement :

Lâcher prise et rester centré en permanence afin de conserver la paix intérieure !

J’ai bien conscience que pour certains d’entre vous, ce message n’aura que peu de sens voire qu’il flirtera avec l’illumination ; je ne doute pas que pour d’autres, il s’agisse d’une vérité fondamentale ! Chacun sa route, chacun son rythme !

Besos !

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Ayahuasquéric Round 2

Avant la lecture de ce billet, je vous recommande de lire ou relire l’article précédent que vous retrouverez ici.

Encore porté par le flot d’énergie amassé lors de la première cérémonie d’ayahuasca à laquelle j’ai participé deux jours auparavant, me voici face au chamane, attendant que celui-ci me tende la coupe qui contient le breuvage sacré. Une fois le rituel accompli, il me présente le verre et je m’empresse de l’engloutir ! Cette fois-ci, il semblerait que la « charge » soit plus généreuse que le premier shot de la séance précédente… Le voyage s’annonce déjà passionnant ! Je retourne m’assoir à ma place, juste en face du maître de cérémonie.

Après un certain temps, les premiers effets de la plante se font sentir… Le malaise qui m’envahit annonce la purge mais cette purification là, je la refuse catégoriquement, ce n’est pas la catharsis classique… il n’en est pas question, mon égo se retrouve en face de l’un de ses démons ! La plante respecte ma volonté et ne force pas la purge interdite mais vient, néanmoins, de me communiquer son premier message, et il est limpide : je n’ai pas encore complètement intégré le principe de lâcher prise ! Voilà déjà un premier axe de travail pour moi, qui aime évoquer à qui veut l’entendre Eckhart Tolle !

Cette deuxième séance s’avère particulièrement inconfortable… ce n’est pas une sensation de douleur que je ressens dans mon corps mais l’indisposition physique est bien présente… je suis très agité alors que tous les autres participants conservent des postures très apaisées. Le malaise perdure, il est désagréable mais je n’ai pas le sentiment que la plante teste mes limites…

Nico annonce qu’il dédie une chanson à mon amie Marylin, récemment victime de quelques mésaventures assez déplaisantes, et que lui connait personnellement très bien ; c’est d’ailleurs elle qui nous a mis en relation. La chanson est reprise en cœur par tous les participants à la cérémonie et l’énergie qui s’en dégage est, sans conteste, leur encouragement à la lutte qui m’oppose à ce malaise, un peu comme une équipe de football galvanisée par les acclamations de tous ses supporters… Cette cérémonie est, clairement, la mienne ! La chanson se termine et je vomis… me voici enfin libéré.

Ce second enseignement est plus subtil… je l’interprète de différentes façons : d’abord par le fait d’avoir reçu les encouragements sincères de la part de toutes celles et ceux que je côtoie depuis maintenant une dizaine de jours… C’est une situation assez nouvelle pour moi car j’ai toujours eu pour habitude de donner, je comprends alors la joie qu’il existe à recevoir… il s’agit juste de l’autre facette de la même médaille… cela n’aura peut être pas de sens pour le lecteur, c’est pourtant limpide à mes yeux !

Une autre interprétation pourrait être le fait que je me trompe complètement sur l’idée que je me fais de ma relation avec certains membres de la communauté qui m’accueille… j’ai comme l’impression que certaines personnes ont érigé un mur entre elles et moi au quotidien ; pourtant, ce sont elles qui semblent apporter le plus d’énergie lors des chants rituels, ceux qui me portent lors de ma lutte ! Je comprends alors que ma perception de mon rapport à ces gens là est erronée et mon intuition m’indique que ces mêmes individus sont là pour m’enseigner… l’avenir nous le dira mais depuis la cérémonie et cette prise de conscience, je me rends compte que mon contact avec ces mêmes personnes a déjà évolué favorablement, le mur est en train de s’effondrer !

Je me souviens également que la plante m’a identifié au dragon, je ne comprends pas encore la symbolique qui s’y cache derrière mais le chamane m’éclairera sans doute sur cela le moment venu… (hey, c’est quand même classe, le dragon, vous trouvez pas ?!). De ce que j’ai pu comprendre, l’ayahuasca se présente généralement sous la forme d’un serpent ! A suivre…

Dernier enseignement de cette séance… le centrage : j’ai souvent lu et entendu dire : « reste centré », sans en comprendre le sens ! La plante s’est chargée de me l’expliquer par la pratique… avec une façon bien à elle… sans doute parce qu’à l’avenir, cela va m’être indispensable !

En conclusion de cet article et en dépit de son contenu qui défie la logique et l’entendement, il existe une réelle possibilité de connexion à une sagesse d’un autre ordre et qui instruit de façon surprenante (l’écriture de cet article s’est avérée peu aisée et sa lecture posera sans doute posera des interrogations) et pourtant le sentiment que chaque enseignement correspond à un besoin du moment ou à venir ne fait aucun doute pour moi ! Il faut vraiment l’expérimenter pour le comprendre et déjà se pose la question de savoir quelle suite donner à l’appel de cette université particulière une fois la troisième et dernière séance programmée, effectuée !

Voilà, un autre billet dont le ton diffère de tous ceux qui composent ce blog mais il me parait essentiel de présenter un témoignage assez fidèle de cette expérience hors du commun !

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Ayahuasquéric

Avant la lecture de ce billet, je vous recommande de lire ou relire l’article précédent que vous retrouverez ici.

Jour J, heure H ! Le moment est enfin arrivé, celui qui a initié mon séjour en Amérique Latine et que je prépare avec une infinie précaution depuis une semaine maintenant, avec un régime draconien sans viande ni friture, sans sel ni sucre…

Avant le début de la cérémonie, Nico, le chamane qui officie, invite ceux qui le désirent, à inhaler une poudre de tabac, afin de calmer le mental… une dose homéopathique m’est servie et au bout de quelques instants, une sensation bizarre envahit mon crâne qui est comme anesthésié… et s’estompe rapidement.

Tous les participants étant maintenant présents, le rituel peut, à présent, commencer : après quelques incantations, chaque participant est invité à venir boire un verre d’ayahuasca ; j’ai pas mal lu sur le sujet et lorsqu’arrive mon tour, je suis surpris de constater que le breuvage est moins visqueux que je ne l’aurais pensé et son arrière goût me rappelle celui du réglisse… c’est, finalement, bien plus digeste que je ne l’aurais cru ! Je retourne m’assoir et attends les premiers effets de la boisson.

Le chamane et ceux qui l’accompagnent, entament des chants à la guitare…

Assis, je me prépare à la catharsis, qui a généralement lieu par vomissement… Au bout d’un long moment, force est de constater qu’il ne se passe pas grand chose… je commence à douter des effets de la boisson sur moi et me demande même si tout ça n’est pas qu’une vaste mascarade !

Le chamane annonce alors qu’il est maintenant possible, pour ceux qui le désirent, de prendre un second verre… quelques participants se présentent à lui et constatant l’inefficacité de de la première dose, je me résous à en demander une seconde. Lorsque j’avale le second verre, je remarque que la texture de la boisson a complètement changé… le liquide est, cette fois ci, bien plus épais… forcément, il ne reste plus que le fond de la bouteille… et la, je comprends que je viens de prendre mon billet pour Alice in Wonderland !!!

Au bout d’un moment, la purge se fait… elle ne dure que quelques instants et me voici rentré dans le vif du sujet ! Je me rends compte, peu après, que la sensation que j’ai de mon corps est altérée… et lorsque j’uovre lesyeux, ma viison lest uassi. La situation me fait sourire… je me sens bizarre mais, ce n’est, en rien, désagréable… C’est même plutôt drôle ; je ne tarde, d’ailleurs pas, à être envahi d’un fou rire que j’ai du mal à contenir, mon mental se mêlant à la situation et accentuant mon hilarité… alors qu’à côté de moi, ça gerbe et ça chiale !

1 200 pesos la séance d’ayahuasca soit presque l’équivalent de 4 jours de bouffe et d’hébergement; je trouvais ça cher au départ, mais vu les barres de rire que je suis en train de me taper… c’est que dalle !!! Cette réflexion me passe par l’esprit et je repars pour un tour de piste.

Et j’imagine ma frangine me voyant dans cet état et être contaminée par mon fou rire… j’en pleure de rire… j’essaye de rester silencieux… ç’en est presque une torture !

Le chamane annonce qu’il va maintenant chanter une chanson pour une personne malade… je m’esclaffe encore une fois !!! C’est incontrôlable, je suis bien conscient que ma réaction fait partie de la purge… c’est d’ailleurs l’objectif de cette première séance ! La chanson, entonnée par une bonne moitié des participants et accompagnée par la guitare du chamane, me parvient en mode Dolby Surround 7.1… l’instant est tout simplement magique… sans doute le plus beau moment de la cérémonie.

Ma séance de thérapie par le rire terminée, l’ayahuasca se présente alors à moi sous la forme du fameux « serpent » psychédélique entamant sa danse… un feu d’artifice de couleurs pétillantes illumine le champ visuel de ma pensée… mon mental n’arrive pas à décrypter le sens de ce spectacle et se contente d’admirer la scène… lorsque j’ouvre les yeux, la perception que j’ai de mon environnement reste surréaliste et mon regard rencontre des bribes de toile d’araignée qui me donnent parfois l’impression de se transformer en vortex… les visions n’ont pourtant rien d’effrayant.

Les effets de l’ayahuasca finissent par disparaitre et une énergie nouvelle coule dans mes veines… je me sens complètement revigoré et envahi d’une sensation de bien être dont je profite pendant de longs moments.

Voilà donc le résumé de ma première rencontre avec l’ayahuasca… je sais que la plante a été particulièrement bienveillante à mon égard… certaines expériences sont plus agitées que celle-ci mais gardons à l’esprit que malgré la description faite ici, la démarche n’est, en rien, récréative… on m’en parle d’ailleurs, depuis le début de mon séjour, comme d’une médecine et je confirme la chose, tant la sensation de bien être, à la fin de la séance me parcourt le corps et l’âme.

Je note qu’à aucun moment, je n’ai eu le sentiment d’être en danger, ayant scrupuleusement suivi toutes les recommandations du chamane ! On ne fait pas ça n’importe comment, hein ?! On ne s’auto médicamente pas, on consulte le médecin… ici c’est pareil !

Je n’ai pas, non plus, l’impression d’un quelconque début d’addiction; d’ailleurs toute la littérature que j’ai pu lire sur le sujet est formelle : le risque de dépendance n’existe  pas.

Je me pose donc la question de savoir pourquoi cette tradition, plusieurs fois millénaire et dont je viens d’expérimenter les bienfaits, est interdite en France alors que l’alcool et la cigarette, dont la nocivité est reconnue et prouvée, sont en vente libre ! Est ce que le fait de rappeler sur chaque paquet de clope que fumer tue est un rempart suffisant contre l’un des fléaux de notre société ? A croire que ceux qui font nos lois n’œuvrent pas, comme ils le prétendent, pour notre bien !

Dernière remarque, après la cérémonie, j’ai envoyé un petit mail à ma sœur pour la lui raconter, voici sa réponse :

J’ai rêvé de ça cette nuit. Je te raconte en fait j’avais des photos sur mon iPhone de toi pdt ta cérémonie. Une où tu vomis soit disant mais je ne la vois pas par contre je le sais. Puis j’en vois une où tu as une tête bizarre avec des cheveux tout en épis et puis papa arrive ( je ne sais d’où) et il veut voir les photos mais je veux ne pas les lui montrer car c’est pas son truc et après je ne me souviens plus mais la tête que t’avais à mort de rire!

J’en ai parlé au chamane qui m’a répondu que la première molécule que l’on avait isolé dans l’ayahuasca s’appelle « télépathina » !

Sur ce, je vous laisse à vos conclusions !

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L’aventure commence

Ca y est, je viens de recevoir le feu vert… mon hôte m’attend…

Direction l’Oaxaca (on prononce Ouakhaka ! ) pour 3 séances programmées d’ayahuasca…

C’est quoi ça ?!?!?!

Ce sont des traditions chamaniques indigènes ancestrales ; on ingurgite une préparation à base d’ayahuasca, une plante en provenance de la jungle amazonienne et de DMT… un psychotrope 🙂 afin d’initier une connexion aux mondes subtils !

Ah, j’imagine déjà, d’ici, toute la détresse de quelques uns des plus fidèles à ce blog, (non, je ne parle pas de toi Marilyn, ni de toi, Api !).

Allez, on se détend ! tout d’abord parce que cette démarche n’est absolument pas récréative mais, tout au contraire, spirituelle… bon, c’est très bien de lire la bible ou d’aller à la mosquée mais il est peut être temps de faire le constat de l’existence des mondes de l’invisible par soi-même et non plus d’avaler éternellement la soupe religieuse qui nous est servie sans autre moyen d’en vérifier subjectivement la véracité…

D’autre part, j’insiste sur le fait qu’il n’existe pas d’accoutumance ou quelconque autre danger à cette pratique !

Voilà, donc, chers lecteurs qui vous inquiétez de ma démarche, je voudrais juste vous dire : vous qui fumez, buvez, vous intoxiquez avec de la nourriture industrielle et des médicaments, utilisez vos portables et respirez un air pollué à longueur d’année… soyez rassurés, en expérimentant ces pratiques, je prends moins de risques que vous au quotidien !

Direction, je disais… l’Oaxaca.

Le voyage s’effectue dans de bonnes conditions même si les derniers km sont assez folkloriques !

Me voici enfin arrivé, après 8h de route, sur le lieu de mon séjour…le trou du cul du monde, quoi ! Bon, une chose est sure, ici, les google cars, elles n’y sont jamais passées !

Mais c’est pas encore tout à fait fini… faut-il, maintenant, trouver la bonne adresse ! Tout le monde doit se connaître, dans un endroit, pareil, non ?? Ben… non !

Mes pérégrinations me mènent finalement devant une bâtisse près de laquelle est garée la Combi de Sami et scoobidoo… couleur orange ! Là, plus de doute, j’ai trouvé… arbres fruitiers, salle de yoga ! le décor est planté ! quelques instants plus tard, je suis accueilli par 2 jeunes gens qui reviennent d’une chasse aux champignons…  C’est clair, on vit pas pareil, eux et moi mais très vite la conversation s’installe et derrière l’apparent contraste, les convergences naissent !

On m’avertit que c’est chez Roberta et Fabrizio

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que je logerai, un couple d’Italiens résidant à quelques pâtés de maison de l’adresse du rendez vous…

Fabrizio arrive peu après et me voici, un instant plus tard, accueilli par mes hôtes chez lesquels j’habiterai pendant les deux prochaines semaines…

Malheureusement, ni l’un, ni l’autre ne parlent anglais… la conversation est difficile (nous parvenons quand même à communiquer grâce à quelques mots d’espagnol appris sur le tas et les outils de traduction disponibles sur internet) mais paradoxalement, lorsque nous abordons le sujet de la bouffe, les barrières de la langue s’effondrent.

Il est évident que nous partageons des centres d’intérêt en commun… c’est tellement frustrant de se sentir aussi proche de ces gens là et de ne pas pouvoir l’exprimer.

Je suis chez eux afin de respecter des contraintes diététiques très strictes, la semaine précédant la cérémonie : pas de sel, de sucre, de viande, de friture etc… Mais étant logé à l’ambassade italienne au Mexique… ma petite voix me dit que malgré toutes les restrictions alimentaires, je ne vais pas être à l’abri de quelques écarts ! Il s’avère d’ailleurs que mes deux nouveaux amis étaient propriétaires d’un restaurant italien près de Cancun jusqu’à il y quelques mois ! d’ailleurs, la pasta al pesto était magnifique ! Mais ce n’est pas uniquement la cuisine méditerranéenne qui me rappelle que je réside dans cette enclave transalpine mais également les intonations, les décibels, la gestuelle de mes hôtes et tout le « tachkhallah » !!!

Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de Roberta… je décide donc de descendre en ville pour lui trouver un petit cadeau et une salle de sport, par la même occasion ! Tout ça n’est que prétexte pour mettre en pratique, une fois de plus, ma foi, autrement dit l’assurance que malgré les apparentes difficultés (je ne connais pas la ville et ne parle pas espagnol), je parviendrai à trouver ce que je cherche ! Ce principe est d’ailleurs devenu un leitmotiv et un art de vivre. C’est donc sans inquiétude que je monte dans le taxi en direction d’Oaxaca de Juarez.

Une fois arrivé, je déambule en direction du centre ville et je ne tarde pas à trouver une boutique de compléments alimentaires, le genre d’endroit très prisé par les férus de musculation… un quart d’heure après y être entré, je visite une salle sport !

Il me faudra un peu plus de temps pour trouver le cadeau de Roberta, ce sera finalement un grand chat en terre cuite !

Voilà donc, cette anecdote et puis celle, aussi, de mon arrivée dans ce petit coin de paradis paumé, à la recherche de l’adresse de mes hôtes pour vous prouver que la vie est bien plus subtile qu’elle n’y parait, et qu’à chaque instant, elle se charge de vous guider !

Cette affirmation ne sera jamais mise en équation, pourtant, je la mets en œuvre avec succès depuis mon voyage en Asie et en l’adoptant s’ouvre à moi un champ d’expérimentation extrêmement vaste qui me permet d’assouvir, dans la plus grande sérénité, ma soif de curiosité.

Voilà, je vous expose ici l’une des raisons essentielles de mes voyages, à savoir, nous prouver à vous et à moi, que quoi qu’il arrive, une main invisible nous conduit là où l’on souhaite se rendre, au travers des méandres de chaque instant… moi je le sais pour l’avoir vécu maintes fois et en avoir fait une philosophie de vie que j’aime appeler « don’t worry ! »… et vous ?

La journée se termine par un repas végétarien avec quelques amis en l’honneur de Roberta ! Un anniversaire sans viande ni alcool… c’est quand même un peu « space »… même pour moi ! Mais la bonne humeur, aux accents ibériques, est bien présente autour de la table, même si personnellement, je me sens peu concerné !

3 jours passés, en immersion au sein de la squadra azzura, essentiellement à glandouiller ! c’est d’ailleurs un prérequis avant la première cérémonie d’ayahuasca ! Ca tombe bien, je me force pas… ça va faire 3 ans que je m’entraine !

Voilà les dernières nouvelles écrites au son de la guitare de Fabrizio !

Ca va !

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